jeudi 6 novembre 2008
Les jeunes se mettent aux dames
mardi 4 novembre 2008
Un jardin au coeur de la maille
Hier terrain de décharge, aujourd'hui lieu de rencontres. C'est au cœur de la maille Eléonore que l'association Jardins de nos rêves a implanté le premier jardin participatif de Strasbourg. Depuis quatre ans, choux, oeillets et autres plantations y poussent sous l'œil des habitants ravis.
« Au début, personne ne croyait en ce projet. Ni la Ville qui avait lancé l'idée, ni les habitants qui avaient peur des dégradations », explique Eve Kayser, secrétaire de l'association Jardins de nos rêves. Pourtant, le premier jardin participatif de Strasbourg naît en 2004, au cœur de la maille Eléonore, sur un terrain qui servait jusque-là de décharge pour les employés municipaux des espaces verts. De réunions publiques en porte-à-porte, il a fallu convaincre les résidents du quartier. « Ça a pris deux ans pour qu'ils s'impliquent vraiment, poursuit Pierre Raule, président de l'association. Les débuts étaient folkloriques : on plantait un bâton, ils l'arrachaient, on le replantait et au bout d'un moment, ils en ont eu marre. Le jardin était accepté! »
550 m² de jardin à se partager
Aujourd'hui, une trentaine de familles se partagent les 33 parcelles de quatre mètres carrés et décident de ce qu'ils y plantent. Les autres habitants du quartier participent grâce aux parcelles communes. Tous peuvent venir discuter autour de la table installée près des iris. Enfants et parents se sont appropriés l'espace. Chacun le rêve à sa façon. L'une a commencé l'installation d'une tente marocaine sur sa parcelle, un habitant handicapé a réalisé un nain de jardin en matériaux de récupération, tous deux aidés par une artiste plasticienne et un comédien. Un projet de CD sur ces rêves de jardins racontés par les résidents d'Eléonore est en cours.
Maille Jacqueline, les habitants s'apprêtent à se lancer dans l'aventure. Un jardin qui sera à l’image de leurs propres désirs : ils envisagent déjà un espace zen.
Amandine Schmitt - Anaëlle Penche
dimanche 2 novembre 2008
« Nous enseignons à apprendre »
Henri Jeanmaire a choisi de s’engager auprès des enfants de Hautepierre, par le biais de l’association ABC Hautepierre. Comme une trentaine d’autres bénévoles, il s'occupe de l'accompagnement scolaire à domicile. Les écoles élémentaires de Hautepierre établissent une liste d'élèves ayant des difficultés. Ensuite, l'association ABC Hautepierre essaie de trouver un bénévole par famille qui s'engagera pour un an au minimum.
Le bilinguisme, un problème pour beaucoup
Après les vacances, il aura un nouvel enfant à soutenir, qu’il ne connaît pas encore. Avant de le rencontrer, il doit discuter avec son enseignante de la maille Jacqueline. « Les enfants ont du mal à se mettre à la lecture ou au calcul. Je les aide à s'organiser, à faire leur cartable. Je veille à ce qu'ils aient une place appropriée pour travailler », explique Henri Jeanmaire. Il précise qu'un parent doit toujours être présent lors de ces rencontres, et que se rendre au domicile de l'élève est important pour mieux cerner les problèmes liés à son environnement. « Le bilinguisme est un problème récurrent. Les parents ne parlent pas le français, certaines mères n'ont jamais été scolarisées. Les enfants normaux n’ont pas trop de difficulté, mais ma femme avait en charge une jeune nigérienne. Personne ne parlait français à la maison, et elle avait un QI faible. Ces enfants ont beaucoup de mal à s’en sortir. »Henri Jeanmaire n'habite pas Hautepierre. « Nous avons du mal à trouver des bénévoles qui acceptent d'aller dans ce quartier dit sensible. Beaucoup ont peur d'être agressés ou de voir leur voiture brûlée. Moi, en deux ans, je n'ai jamais eu de soucis. »
Anette Bender - Stéphanie Goutte
mardi 28 octobre 2008
Hautepierre : la carte
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En rouge, les immeubles qui devraient être détruits lors de la réalisation du projet ANRU.


