
Martine Marchal vit à Hautepierre depuis 25 ans. L’immeuble qu’elle habite sera probablement rasé: pour elle, l’occasion de partir. Elle défend son quartier et sa diversité, tout en attendant de ses habitants plus d’engagement.
Depuis 25 ans, Martine Marchal habite dans le quartier. Dans la maille Karine, puis au sein de la maille Jacqueline, dans un F4, au 27, boulevard Dostoïevski. Un des immeubles qui sera détruit si le projet ANRU voit le jour. Une initiative que Martine Marchal soutient. « Mais que la municipalité n’ait pas envoyé une lettre officielle aux habitants concernés, c’est inadmissible. Après, une réunion publique a eu lieu, si les gens n’y vont pas... ».
Malgré son attachement au quartier, Martine Marchal déménagera bientôt. « J’ai besoin de changer d’air. Si je reste à Strasbourg, j’essaierais d’habiter à Koenigshoffen. » Depuis 10 ans, elle s’est investie à plein temps à Hautepierre. D'abord comme bénévole pour Contact et Promotion où elle donne des cours d’alphabétisation deux fois par semaine, puis pour le Club sportif d’Hautepierre qu'elle a créé. Le terrain de foot est refait, les jeunes ne cassent plus de vitres en bas des immeubles. Son attachement au quartier est fort, Martine Marchal en défend les bons côtés : « C’est un quartier qui mérite de vivre. J’ai rencontré des gens formidables, du monde entier, c’est une richesse. Quand on amène les enfants à l’école, on crée des liens: c’est là que j’ai mangé du "chili con carne" pour la première fois. Ce sont ces petites anecdotes qui me marquaient. »
Besoins en commerces
Depuis quatre ans, Martine Marchal est salariée comme adulte-relais, elle fait le lien entre les habitants et la mairie. Ce qu’il faudrait améliorer ? « Il manque des commerces de proximité. La fermeture d’Atac a été une catastrophe. Auchan, c’est cher et loin. Des fois, je fais des courses pour les personnes âgées. » Et la violence ? « Lors des premiers feux en 1998, les habitants ne descendaient plus dans la rue. C’était un espace public occupé par les jeunes. Aujourd'hui les choses ont bougé, même s'il reste toujours des "incasables". » Abandonnera-t-elle son engagement associatif si elle déménage ? « Je ne lâcherai pas Hautepierre. Mais si chacun des 17 000 habitants consacrait un peu de temps à la vie commune du quartier, tout serait plus facile. »
Adrien Potocnjak-Vaillant - Anette Bender
Malgré son attachement au quartier, Martine Marchal déménagera bientôt. « J’ai besoin de changer d’air. Si je reste à Strasbourg, j’essaierais d’habiter à Koenigshoffen. » Depuis 10 ans, elle s’est investie à plein temps à Hautepierre. D'abord comme bénévole pour Contact et Promotion où elle donne des cours d’alphabétisation deux fois par semaine, puis pour le Club sportif d’Hautepierre qu'elle a créé. Le terrain de foot est refait, les jeunes ne cassent plus de vitres en bas des immeubles. Son attachement au quartier est fort, Martine Marchal en défend les bons côtés : « C’est un quartier qui mérite de vivre. J’ai rencontré des gens formidables, du monde entier, c’est une richesse. Quand on amène les enfants à l’école, on crée des liens: c’est là que j’ai mangé du "chili con carne" pour la première fois. Ce sont ces petites anecdotes qui me marquaient. »
Besoins en commerces
Depuis quatre ans, Martine Marchal est salariée comme adulte-relais, elle fait le lien entre les habitants et la mairie. Ce qu’il faudrait améliorer ? « Il manque des commerces de proximité. La fermeture d’Atac a été une catastrophe. Auchan, c’est cher et loin. Des fois, je fais des courses pour les personnes âgées. » Et la violence ? « Lors des premiers feux en 1998, les habitants ne descendaient plus dans la rue. C’était un espace public occupé par les jeunes. Aujourd'hui les choses ont bougé, même s'il reste toujours des "incasables". » Abandonnera-t-elle son engagement associatif si elle déménage ? « Je ne lâcherai pas Hautepierre. Mais si chacun des 17 000 habitants consacrait un peu de temps à la vie commune du quartier, tout serait plus facile. »
Adrien Potocnjak-Vaillant - Anette Bender
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